Journées d’étude 2004

Textes des conférences de

Naïk Raviart
Giuseppe Michele Gala
Françoise Etay
Mahalia Lassibile
Christophe Delaeter et Hugues Lebrun :
http://www.aemdt.fr/actes2004.pdf

 

CITE DE LA MUSIQUE

Danse et enseignement des musiques traditionnelles

Lundi 6 et mardi 7 septembre 2004 / Salle des colloques

 

Lundi 6 septembre

9h : Accueil

9h15 : Introduction par Gilles Delebarre et Marie-Hélène Serra, Département pédagogie et documentation musicales, Cité de la musique

9h30 : De la « danse-chanson » à la danse avec accompagnement instrumental par Naik Raviart

            Dans la Bretagne ancienne, « on dansait aux chansons » : les chanteurs participaient  la ronde. Progressivement, dans la plupart des régions bretonnes, cette pratique se réduit au profit d’une danse accompagnée par des instruments de musique. La danse subit alors des transformations profondes que nous analyserons.
            Un montage, dû à la Cinémathèque de Bretagne, de quelques séquences de films muets réalisés par l’ethnologue Jean-Michel Guilcher au cours de son travail de recherche en milieu rural breton de 1945 à 1960, viendra illustrer l’exposé.

10h30 : Les relations structurelles entre musique et danse traditionnelles en Italie : l’exemple de la pizzica tarantata par Giuseppe Michele Gala

     Après avoir analysé depuis vingt-cinq années les relations entre danse et musique dans l’ensemble de l’Italie, nous proposons aujourd’hui un système de classification qui met en évidence l’importance de la forme comme un déterminant de la fonction.
     Nous nous appuierons notamment sur l’analyse (illustrée par des extraits vidéo) des formes différentes de la pizzica tarantata des Pouilles, lorsqu’elle apparaît dans un contexte thérapeutique ou festif.

11h30 : Pause

12h : Le répertoire musical de la danse kathak par Henri Tournier et Sharmila Sharma (danseuse)

     Un spectacle de danse kathak est étudié sous l’angle de son accompagnement musical. L’analyse s’appuie sur les grandes caractéristiques de la musique classique de l’Inde du Nord, le raga (univers mélodique), le tala (univers rythmique, cycles), la structure du concert de khayal, la place de l’improvisation.

13h : Déjeuner

14h30 : Groupes de travail

  • Coordination entre enseignement de la danse et enseignement de la musique
  • Compétences souhaitables pour un formateur spécialisé en danse traditionnelle

16h30 : Fin de la première journée

Mardi 7 septembre

9h30 : Musique et danse en pays de bourrée : un dialogue essentiel par Françoise Etay

     Au centre de la France, on nomme généralement « cadence » la  principale qualité attendue d’un musicien de bal. A ce terme sont associées des aptitudes et attitudes complexes, qui, bien au-delà de la simple maîtrise rythmique du jeu, ont rapport à la gestion de l’énergie, celle du musicien devant se communiquer au danseur.
     L’analyse des éléments (tempo, variation, structures…) sur lesquels s’appuient jeu instrumental et progression dansée permet de mieux comprendre la façon dont se construit, ou non, la relation entre le  musicien et le danseur.

10h30 : Mouvements et beauté chez les WooDaBee du Niger : pistes pour une « ethnochoréologie » ?  par Christine Roquet et Mahalia   Lassibille

     Basée sur le principe de l’analyse comparée, cette conférence examinera  comment la beauté et le mouvement se trouvent être les motifs organisateurs de la culture et de la vie de la société des WooDaBee.
     L’examen précis de l’écriture des figures chorégraphiques, de la mise en espace, de la temporalité des danses ainsi que l’observation fine des modalités singulières d’exécution du geste dansé permettront de faire émerger et de souligner la place primordiale de la danse dans la culture des Peuls nomades. L’utilisation d’outils d’analyse du mouvement permettra d’affiner le regard porté sur une danse dite africaine  et de faire émerger la cohérence entre un système de vie, celui du nomadisme, et un « système de gestes », celui des WooDaBee.

11h30 : Pause

12h : Transitions, changements et continuité en Catalogne entre le contrapàs et la sardana à partir de 1850 par Carles Mas

     De l’analyse des rapports entre forme musicale et forme choréologique  l’auteur déduit que contrapàs et sardana ne sont pas deux danses différentes, mais plutôt deux étapes historiques de la même danse.

13h : Déjeuner

14h30 : La transmission de la danse et de la musique en pays mandingue par Christophe Delaeter et Hugues Lebrun

    Les liens entre danse, musique et langue seront analysés dans deux contextes : premièrement au village et deuxièmement en milieu urbain où sont apparues depuis une quarantaine d’années de nouvelles expressions artistiques impulsées notamment par les ballets nationaux.

15h30 : Table ronde

17h30 : Fin de la deuxième journée

Ces journées sont organisées par
le Département pédagogie et documentation musicales de la Cité de la musique
en partenariat avec l’Association des Enseignants de Musique Traditionnelle.
Elles sont destinées à un public professionnel.

Renseignements et réservation  01 44 84 45 94      www.cite-musique.fr