Journée d’étude 2006

CITE DE LA MUSIQUE

Danse et enseignement des musiques traditionnelles

Jeudi 26 et mardi 27 octobre 2006

 

Jeudi 26 octobre : Salle des colloques

10h00 : Accueil et Introduction par

  • Marie-Hélène Serra, directrice de la Pédagogie et de la Médiathèque, Cité de la musique,
  • Luciana Penna-Diaw, coordinatrice pédagogique chargée des musiques de traditions orales, Cité de la musique, et
  • Françoise Etay, présidente de l’AEMDT.

10h15 : Le chant, la danse : qui mène l’autre ?

par Charles Quimbert, musicien et collecteur, président de l’association Dastum (Rennes)

     Les pratiques d’enseignement et les analyses des rapports entre le chant et la danse dans les rondes du Pays Gallo en Bretagne dissocient trop souvent ces deux expressions. En s’appuyant notamment sur des archives audiovisuelles, cette présentation met en avant la nature intrinsèque des liens entre les chants à danser et les danses, en montrant qu’ils s’inscrivent dans un même mouvement, une même écriture.

11h15 : Pause

11h30 : Les chants traditionnels comme vecteurs de transmission des fondements musicaux et culturels dans la société mandingue

par Christophe Delaeter et Hugues Lebrun, musiciens, enseignants, membres de l’AEMDT
Cette présentation étudie notamment les comptines et les répertoires vocaux villageois ou urbains. L’imbrication étroite des chants avec les rythmes et les danses est montrée à travers les mécanismes de transmission et les relations entre générations.

12h30 : Débat

13h00 : Pause déjeuner

14h45 : Ateliers pratiques

animés par Charles Quimbert, Pierre Corbefin et des enseignants de l’AEMDT sur le thème de la relation musique/danse.

18h00 : Fin de la première journée

Vendredi 27 octobre : Salle des colloques
10h00 : Les danses des jeunes filles baka : une promesse de l’âge adulte
par Susanne Fürniss, ethnomusicologue, chargée de recherche au CNRS

     Au Cameroun, les jeunes filles pré-pubères baka se préparent à l’entrée dans l’âge adulte en tant que femmes, épouses ou mères à travers des jeux chantées – be na solo – qui leur sont réservés. Toutes les chorégraphies mettent en scène, de différentes manières, la rencontre des corps et les thématiques des chants traitent de l’amour et de la séduction de manière explicite.

11h00 : Pause

11h15 : La danse et le chant à danser en Gascogne : une symbiose au service de la mémoire
Par Pierre Corbefin, directeur honoraire du Conservatoire occitan, Centre des Musiques et Danses Traditionnelles, Toulouse

Les historiens de la danse observent que dans les formes médiévales de la ronde chantée (caroles, tresques), le chant et la danse ne sont pas une fin en soi, mais un moyen au service d’un récit dont la fonction est de transmettre les valeurs d’une société à travers le temps. A partir d’éléments puisés dans le fonds ancien de la danse gasconne (rondeaux, branles), cette présentation étudie les liens étroits entre la danse et le chant à danser de cette région. Ces liens sont-ils la trace d’une symbiose initiale au service là aussi d’une fonction essentielle : transmettre et mémoriser savoirs et sens dont la communauté a besoin pour assurer sa survie ?

12h15 : débat

13h00 : Pause déjeuner

14h45 : Compte-rendu de l’étude L’engagement corporel dans les danses traditionnelles de France métropolitaine réalisée en 2006 par Yvonne Paire et Catherine Augé à la demande de la DMDTS (Ministère de la Culture)
Possibilité de télécharger cette étude sur le site du Ministère de la Culture.

15h30 : Assemblée Générale de l’AEMDT

18h00 : Fin des journées d’étude

Ces journées sont organisées par
le Département Pédagogie-Médiathèque de la Cité de la musique
en partenariat avec
l’Association des Enseignants de Musique et Danse Traditionnelles

Elles sont destinées à un public professionnel